Immobilier
Actus

Résidence secondaire : un investissement plaisir toujours plébiscité

par La rédaction - le 07/07/2016

Les Français continuent de vouloir acquérir une résidence secondaire, même si cet investissement se révèle souvent coûteux en terme de charges et de fiscalité. Le marché repart à la hausse en 2016.

Une maison dans la Drôme provençale pour se ressourcer l’été au milieu des champs de lavande, un chalet en Savoie pour skier à toutes les vacances scolaires avec sa tribu, un appartement en Normandie, pour y passer des week-ends de plein air : les Français sont encore nombreux à être attirés par un investissement dans une résidence secondaire. Selon un sondage Explorimmo de mars 2016, 43 % des personnes interrogées souhaiteraient réaliser une telle acquisition, dont 66 % dans les 3 prochaines années. Une spécificité bien française puisque l’Insee recense plus de 3 millions de résidences secondaires, ce qui fait de notre territoire le premier marché en la matière.

Des charges lourdes et une fiscalité dissuasive

Des freins à l’achat subsistent cependant. Assurance habitation, eau, électricité, chauffage, frais de réparation, abonnement internet, entretien du jardin, de la piscine, etc… les charges d’une résidence secondaire peuvent vite s’envoler et font reculer nombre d’acquéreurs. Taxe foncière, taxe d’habitation, taxe d’enlèvement des ordures ménagères viennent encore alourdir la facture. Et en cas de revente, par le jeu des abattements pour durée de détention, il faut attendre 22 ans pour échapper à l’impôt sur les plus-values, et 30 ans pour être exonéré de prélèvements sociaux. De quoi faire réfléchir à deux fois les candidats à l’investissement.

Un marché en reprise

Selon le bilan réalisé par le réseau Guy Hoquet l’Immobilier sur le premier trimestre, le marché de la résidence secondaire confirme en 2016 sa reprise amorcée en 2015. La baisse des prix qui s’est poursuivie pendant plusieurs années favorise cette reprise. Mais le marché est loin d’être homogène, et il faut identifier en réalité plusieurs sous-marchés. Le bord de mer est plébiscité par la majorité des acquéreurs potentiels (53%), avec une prédilection pour le littoral Ouest : Arcachon (33), Biarritz (64) et l’Ile de Ré (17) sont cités en priorité. 41 % envisagent d’investir dans une maison de campagne et seuls 13% envisagent un achat à la montagne. Les prix suivent : alors que le prix moyen à Deauville (14) oscille autour de 4500 euros par m2, dès qu’on s’éloigne dans les terres, les prix et la demande chutent : moins de 2000 euros par m2 dans la campagne de Pont L’Evêque (14).

L’impact du Brexit ?

En 2015, les étrangers ont réinvesti massivement le marché français de l’immobilier (+ 29%), selon l’Observatoire BNP Parisbas International Buyers, avec pour effet de doper les ventes de résidences secondaires. Et plus d’un quart des acquisitions réalisées par un étranger l’est par un Britannique. S’il persistait, le recul de la livre sterling amorcé avec le Brexit risque de pénaliser les retraités britanniques qui ont choisi de s’installer en France et de dissuader les nouveaux acheteurs potentiels traditionnellement très présents sur ce marché, notamment dans les régions de la Dordogne, de la Normandie, et du Limousin.

 

La rédaction

Voir tous ses articles

Monument Historique

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part d'AGEPA et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fin de personnalisation des contenus, mesure d'audience, statistiques, partage sur les réseaux sociaux, profilage et publicité ciblée. En savoir plus

Ok, J'accepte