Exercice libéral
Décryptage

L’entreprise familiale : un modèle performant

par La rédaction - le 20/09/2018

Meilleurs indicateurs de performance économique et financière  et meilleures performances boursières : les entreprises familiales surperforment. Toutefois, leur transmission reste délicate.

La France compte environ 83% d’entreprises familiales. Leur pérennité reste fragile.  Une récente étude publiée par le  Think Tank du  Crédit Suisse « The CS Family 1000 » souligne les atouts des entreprises familiales. Selon l’étude, les entreprises familiales surperforment à long terme les marchés d’actions, quels que soient la région et le secteur économiques – même si leurs performances en 2018 ont été plus faibles que par le passé.

Une vision long terme

Si l’on compare les entreprises familiales avec leurs homologues dont le capital n’est pas détenue par une famille, leurs performances sont plus faibles dans les périodes de prospérité économique. Cependant, à long terme, elles se distinguent par une croissance plus forte et de très bons niveaux de rentabilité. Si de multiples facteurs viennent expliquer ces performances, un facteur clé semble se dégager : une vision long terme de l’entreprise et une stratégie qui privilégie la prudence et le maintien des acquis. Elles font également preuve d’une plus grande flexibilité que leurs homologues, les entreprises non familiales.

Une gouvernance efficace

Les entreprises familiales affichent également par une meilleure situation financière en termes de liquidité et de solvabilité. Elles recourent moins au crédit que leurs homologues dont le capital n’est pas détenu par une famille. Les bénéfices sont plus largement réinvestis. Une moindre séparation des fonctions de propriété et de direction permet une réduction des coûts de management et de contrôle. L’implication et la vision à long-terme de l’actionnariat, davantage soucieux de la pérenniser l’entreprise familiale que de réaliser des profits à court terme, favorisent également une meilleure convergence de vues entre les intérêts des dirigeants et des actionnaires qui bénéficient d’un système de valeurs partagées.

Une source de fragilité

En France, seules 14% des cessions de PME et d’ETI constituent des transmissions familiales. Ce chiffre faible aux regard de nos concurrents européens ne permet pas à une majorité d’entreprise familiales de se pérenniser au-delà de la première génération. L’importance de préserver l’indépendance et le contrôle de l’entreprise détermine les options stratégiques, la politique d’investissement et les choix de financement de l’entreprise familiale. Cette singularité est à l’origine de sa surperformance. Mais elle constitue également son talon d’Achille. Pour une transmission du flambeau entre les générations efficaces : il faut préparer et former la jeune génération, identifier les nouveaux dirigeants et éviter les risques de dilution de capital. Autant d’écueils  qui font de la transmission de l’entreprise familiale une aventure risquée.

La rédaction

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